À propos

Les origines

Lorsque Maurice Fleuret devient Directeur de la musique et de la danse en 1981, à la demande de Jack Lang alors Ministre de la culture, il applique ses réflexions sur la pratique musicale et son évolution : “la musique partout et le concert nulle part”. Découvrant en 1982, à l’occasion d’une étude sur les pratiques culturelles des Français, que cinq millions de personnes dont un jeune sur deux, jouent d’un instrument de musique, il se prend à rêver de faire descendre les gens dans la rue. C’est ainsi que la Fête de la Musique est lancée, le 21 juin 1982, jour du solstice d’été, nuit païenne se référant à l’ancienne tradition des fêtes de la Saint-Jean.

À Lausanne

A l’instar d’autres villes suisses, Lausanne est sollicitée en 1995 par le Ministère de la culture à participer à cet événement, devenu depuis international. Un comité d’organisation se forme alors à la demande de la Municipalité de Lausanne et de sa Syndique, Yvette Jaggi.

Dès son origine, le comité lausannois décide de respecter l’esprit originel de la Fête, soit la date du 21 juin, quel que soit le jour de la semaine, ainsi que le principe de gratuité. Près de 2000 musiciens s’y produisent bénévolement dans une quarantaine de lieux (clubs, cafés, musées, églises, hôpitaux, salles de concerts, scènes en plein air). Tous les styles de musique y sont représentés.

À Lausanne, la Fête de la Musique est devenue un événement incontournable, attirant chaque année plus de 40’000 spectateurs.

Une fête de toutes les musiques pour tous les publics

La Fête de la Musique n’est pas un Festival. C’est une grande manifestation populaire, gratuite, ouverte à tous les participants amateurs ou professionnels, qui souhaitent s’y produire et accessible chaque année à des millions de personnes qui constituent le plus curieux et le plus disponible des publics. Elle mêle tous les genres musicaux et s’adresse à tous les publics, avec pour objectif de populariser la pratique musicale et de familiariser jeunes et moins jeunes de toutes conditions sociales à toutes les expressions musicales. Elle est l’occasion de dialoguer librement en musique.

Une fête gratuite et ouverte

Les musiciens sont invités à se produire bénévolement, et toutes les manifestations sont gratuites pour le public, qu’elles aient lieu dans les salles ou en extérieur. Son territoire privilégié est le plein air, les rues, les places, les jardins, les cours d’immeubles, de musées, ou de châteaux… mais la Fête de la Musique est également l’occasion de suggérer aux grandes institutions musicales (orchestres, opéras, choeurs, etc.) de sortir de leurs murs, ou au contraire d’accueillir d’autres genres musicaux. Elle offre la possibilité de créer des courants d’échanges entre les centres-ville et leur périphérie, de proposer des concerts dans les hôpitaux ou dans les prisons, de développer les rencontres et les échanges.